Équipements

Achetés ou loués, les différents équipements exigent un entretien soigneux pour rester performants et si l’on veut qu’ils durent. Le choix de l’énergie qui les alimente, comme la façon de la consommer est crucial et probablement le plus impactant sur le plan environnemental. Sans oublier les produits de nettoyage !

Piles : rechargeables sinon rien !

  • Les batteries rechargeables (accumulateurs) sont devenues très performantes et offrent rapidement un service quasi gratuit. En effet, il suffit souvent d'un seul tournage pour amortir l'investissement du chargeur avec ses batteries. Tout dépend néanmoins des circonstances de tournage ; la difficulté tient de l’organisation que cela peut impliquer et suivant qui investit, producteur ou technicien.
  • Ensuite, il ne reste que la consommation électrique du chargeur. Si l’alimentation se fait sur groupe électrogène, envisager des chargeurs solaires (sous des climats propices), pour éviter le CO2 et réduire vraiment la facture énergétique à zéro.
  • En s’équipant de plusieurs jeux de batteries, on n’est jamais pris de court, car la plupart se rechargent très rapidement (sinon les brancher la nuit pour le lendemain).
  • Mais le choix parmi l’offre existante reste encore délicat... il ne faut pas simplement se fier à une marque, mais à un modèle, au lieu de fabrication, voire au numéro du lot ! A titre d’exemple, les accus NiMh (80 Wh/kg) peuvent être rechargés environ 1000 fois, mais ont moins de capacité que les Li-Ion (150 Wh/kg), plus chers et qui dureront env. 600 charges, eux-mêmes supplantés par les LiPo, mais qui sont plus sensibles et instables. Lire article :
    www.dcaudiovisuel.com/news_info.php/newsPath/9/news_id/78
  • Ne pas oublier que les performances dépendent des conditions d’utilisation (consommation, température…), ou à s’équiper d’un testeur de batterie.

L’entretien

  • Pour nettoyer les surfaces, les nouvelles microfibres sont parfaites, chaque relief de tissu correspond à un usage. A tester, sèche ou humide (à l’eau, détergent inutile).
  • Opter pour des aérosols de gaz dépoussiérants écologiques, sans CFC ni HCFC
  • L’utilisation d’un système d’alimentation centralisée branché sur secteur pour les récepteurs, consoles de mixage et enregistreurs basse tension, évite autant d’accumulateurs et dure plus longtemps.
  • Jeter les aérosols et autres contenants dans une poubelle appropriée (quitte à les rapporter de l’étranger) !

Les déchets

dechetsLa DEEE, sur le traitement des Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques, oblige à leur recyclage.

Les accumulateurs et piles faisant partie intégrante du produit lors de sa mise au rebut sont couverts par ce recyclage.

Le recyclage des piles et accumulateurs

Aujourd’hui, seulement 1/3 des piles mises sur le marché sont recyclées, pourtant ce sont des déchets hautement toxiques pour l’environnement et donc la santé humaine. Il existe 3 techniques de valorisation :

  • La pyrométallurgie est utilisée pour la majorité des piles et accumulateurs. Les piles salines et alcalines sont traitées directement dans un four à 1 500°C. On joue sur les différentes températures d'évaporation des métaux pour les filtrer et les séparer par condensation. Les trois métaux majeurs : zinc, fer et manganèse peuvent ainsi être récupérés jusqu’à 95 %. Les accumulateurs Ni-Cd subissent un traitement spécifique, afin de récupérer le cadmium en lingots d'une part, et le résidu fer-nickel pour la production d’aciers inox ou spéciaux d'autre part. Les accumulateurs Ni-Mh et lithium peuvent être fondus directement pour élaborer des ferro-alliages à base de nickel et de cobalt.
  • L’hydrométallurgie concerne également les piles alcalines et salines ainsi que les accumulateurs lithium. Diverses étapes de broyage, attaque acide ou basique, séparation, tri etc. permettent de récupérer le zinc, le manganèse et le mercure. Contrairement à la pyrométallurgie, cette technique utilise moins d'énergie mais plus de réactifs. Les piles Lithium inorganique ou métal doivent être, après décharge complète, broyées sous atmosphère contrôlée.
  • La pyrolyse/distillation est réservée aux piles bouton, aux accumulateurs NiCd et Ni MH et consiste en la distillation de celles-ci. Après un passage dans un four à 500°C puis à 900°C, on peut récupérer les différents résidus métalliques pour les réintroduire dans la production.
    www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?catid=14813

Trop de gaffer !

velcroPratique, il se déchire facilement et se colle partout, au point d’en consommer plusieurs rouleaux sur un long métrage. Quelques idées pour moins gaspiller :

  • Coller les sacs-poubelles avec plusieurs petits morceaux, pas sur toute la longueur.
  • Le dual lock (velcro rigide) permet d’accrocher rapidement les accessoires, les cadres... Tout comme les sandows auto-coinceurs.
  • Il y a également le velcro autocollant ou les rilsans, pour certains attachages, ou plus simplement, recycler des collants de femme, des chambres à air de vélo…
  • Pour faire les marques au sol, se servir de craies.
Le saviez-vous ?

Une batterie rechargeable peut assurer 500 à 1000 cycles

Le saviez-vous ?

Les rechargeables sont dans tous les cas extraordinairement économiques. Par exemple : un chargeur a une puissance nominale de 7 Watts. En 6,5 heures de charge, il consommera (6,5 h x 7 W), soit 0,046 kWh. Si le prix de l’électricité est de 8 ct par kWh, une charge coûte env. 0,004€.

Le saviez-vous ?

chargeurLes chargeurs solaires existent aussi en ‘hybride’, électrique et solaire. Pour connaître la durée de charge d’une batterie : (capacité de la batterie) Ah x 1,2 ÷ (taux de charge du chargeur) A

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