Costumes

Oui, l’habit fait bien le moine, du moins il permet de l’identifier ! Accessoire essentiel de l’acteur, le costume campe le personnage avant même qu’il n’ait parlé.

Du vêtement classique contemporain jusqu’au costume d’époque, en passant par les tenues fantastiques, l’habit se doit de coller à la fois au personnage et à la scène, tout en restant impeccable. Si la priorité est donnée au rendu esthétique et au respect du budget, comment concilier un peu d’environnement avec une offre encore limitée ?

 

Louer / emprunter

De nombreuses solutions déjà pratiquées permettent d’éviter d’acheter les vêtements et les accessoires de mode, tout dépend bien sûr du style - voire de l’époque - recherché :

  • Les loueurs de costumes constituent une solution pratique qui peut s’avérer économique.
  • Les bureaux de presse, multimarques ou intégrés, prêtent des produits, généralement en partenariat, contre citation.
  • Une tendance plus récente : des boutiques vintage, éthiques, ou de jeunes créateurs, certains dépôts-ventes louent aussi leurs pièces.
  • Dans un espace chez soi, partagé à plusieurs, ou dans les maisons de production, on peut garder à disposition des tenues classiques, des pièces et accessoires basiques (costumes, T-shirts, ceintures, écharpes, collants, bretelles, sous-vêtements type Damart, etc).
  • Enfin, ne pas hésiter à étendre son réseau habituel vers des fournisseurs de mode durable, et à exprimer sa demande à ses détaillants habituels !

En cas d’achat :

  • Sélectionner la provenance des vêtements et accessoires de mode : pièces de seconde main, locales si possible.
  • Repenser les critères d’achat, pour cela repérer les labels et questionner ses fournisseurs, chercher de nouveaux prestataires à l’offre plus écologique.
  • Éviter si possible les vêtements difficiles d’entretien, qui se froissent facilement ou qui exigent un nettoyage à sec.
  • Réutiliser les housses et porte manteaux tant qu’ils sont en état.
  • Éviter les coursiers en scooter et les envois rapides, passer les commandes le plus en amont possible en les regroupant et opter pour des coursiers à vélo !
  • En fin de tournage, si la production l’autorise, on peut récupérer des vêtements et accessoires pour un prochain, ou encore les vendre à l’entourage, à des magasins de vintage, à des loueurs...
  • Sinon, les confier aux organismes qui les recyclent (Emmaüs, Le Relais, Restos du Cœur…)

L’entretien

En cas de lavage, on économise de l’énergie en lavant à basse température (si possible dans une machine A et +) et avec un séchage à l’air libre. Les lessives écologiques, biodégradables, en format concentré, ou portant l’écolabel européen (la fleur) sont les moins polluantes.

Si le nettoyage à sec s’impose, préférer un pressing écologique qui utilise une technologie de nettoyage à sec sans perchlo, plusieurs enseignes existent aujourd’hui.

Veiller à ne pas laisser le fer à repasser allumé inutilement !

Fabriquer les costumes

Le secteur textile est soumis à la mondialisation, mais il subit peu de réglementations sur ses modes de fabrication. Seul REACH (voir encadré) apporte des limites à l’utilisation des produits chimiques aujourd’hui en Europe.

Pour limiter la pollution émise par la conception de vêtements ou d’accessoires, voici quelques idées :

  • En s’adressant aux jeunes créateurs locaux, on opte pour une fabrication locale, ce qui limite les transports (et aussi les délais et les risques). Une option : la customisation est parfois une solution simple et efficace !
  • La qualité du savoir-faire revient à la mode : différents diplômes (DMA) et formations au métier de costumier ont réintégré dans leur cursus des techniques artisanales.
  • Préférer les matières premières naturelles, labellisées (coton biologique, lin, chanvre, laine, soie…), ou recyclées.
  • On peut également trouver des tissus de qualité, fabriqués en l’ancienne, récupérer des tissus anciens, ou des fins de collection, etc.
  • De nouvelles matières surprenantes apparaissent sur le marché : bambou, crabe, algues… elles sont artificielles, c’est-à-dire que même si la matière première est naturelle, souvent végétale, elle est transformée en viscose par traitement industriel chimique. Informez-vous bien en détail !
  • L’ennoblissement et la teinture contiennent des molécules qui peuvent être nocives pour les ouvriers, l’environnement, et aussi pour celui qui porte le vêtement. En attendant la mise en application totale de REACH, les labels sont les seuls repères.
  • La recherche sur les teintures végétales a porté ses fruits, elles sont très efficaces sur les fibres naturelles et ne contiennent pas de produits de synthèse ni métaux lourds.

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