Lampes et luminaires

La lumière, c’est le relief de l’image, sa vivacité, ses couleurs et ses contrastes. Un ingrédient essentiel de l’audiovisuel
et de sa réussite.

C’est aussi une consommation majeure d’électricité sur un tournage, qui, si elle provient d’un groupe électrogène,
émet des gaz à effet de serre et participe au dérèglement climatique. Tout compte fait, gérer les lampes et leur consommation
représente des intérêts économiques tout autant qu’écologiques. De plus, les nouveautés sur le marché évoluent sans cesse !

Le choix des lampes

Le saviez-vous ?

Pour un plateau,une découpe Warp ADB de 800 W est plus efficace qu'une Fresnel de 2 kW (grande déperdition de lumière à l'intérieur du projecteur)

Le rôle de la lumière diffère suivant les circonstances : si elle fait partie du décor sur les plateaux TV, elle se doit d'être naturelle sur les tournages de fiction. En acceptant de mixer les différents types de source, chacun peut trouver une solution plus économe en lampes et énergie. Voici un tableau récapitulant des données théoriques moyennes sur les lampes, qui varient également suivant le système optique.

Type de lampe
durée de vie
Efficacité
lumineuse
(lumen/Watt)
IRC Avantages Inconvénients Aspects
environnementaux
Tungstène/
Halogène
50 à 300 h
maximum
25
100 Possibilité de gradation de
0 à 100% sur jeux d'orgue.
Allumage instantané.
Maintenance simple.
Fort dégagement de chaleur.
Lampe fragile.
Très forte consommation électrique.
Dégage beaucoup de chaleur,
ce qui implique la climatisation.
Tube fluo
1000 à 1500 h
moyenne
45
(Kinoflo)
95 Faible consommation pour
un bon rendement.
Gradation possible.
Possibilité 3200K ou
5600K selon les tubes.
Ne s'applique qu'à des
puissances modestes :
source de proximité.
Lampe fragile.
Faible consommation électrique.
Doit être recyclé
(contient du mercure).
HMI /
Iodure
500 à 1000 h
maximum
95
95 Puissance importante pour
une consommation faible.
Très bon rendement.
Allumage progressif.
Technologie coûteuse car
sophistiquée.
Faible consommation électrique.
Doit être recyclé
(contient du mercure).
LED
20 à 50 000 h
moyenne
50
70 à 85 Grand choix de couleurs.
Gélatine inutile.
Gradation possible.
Problème colorimétrique,
IRC insuffisant pour une face.
Trou dans le milieu du spectre.
Technologie coûteuse.
Très faible consommation électrique.
Faible dégagement de chaleur
(un peu au socle).
Doit être recyclé (déchet électronique).

Choix des luminaires

Le saviez-vous ?

Le rapport entre HMI et tungstène est de 1/4

  • Pour alléger les impacts tout en maintenant la qualité du rendu, il suffit de mixer les sources. Par exemple, pour un plateau TV les LED sont très bien adaptées au décor, et les HMI complèteront pour éclairer les personnes.
  • Penser au dispositif optique qui va optimiser le rendement du luminaire, comme l’utilisation de PAR par exemple.
  • Choisir les puissances suivant l’intensité souhaitée, au lieu d’utiliser des neutres.
  • S’adapter à la sensibilité des nouvelles caméras, inutile de suréclairer !
  • Pour un éclairage d’ambiance sur cyclo, passer du tungstène au fluo permet de diviser par 4, voire 5, la puissance consommée.
    Utiliser des éclairages basse tension avec système optique de qualité (type DedoLight) pour les très petits studios car leur rendement est bien meilleur.
Le saviez-vous ?

Une gélatine absorbe 50 à 80 % de la lumière

Un nouveau studio HD basse consommation à Eurosport

Nouvelle technologie = nouveaux éclairages ! Ce studio HD a été conçu de sorte à minimiser la consommation électrique. Un mix de lampes fluocompactes, LED et tungstène a permis de réduire aussi la chaleur et donc la climatisation.

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